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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 19:10

La Bourgogne : (Wikipédia)

 

(Bregogne ou Borgoégne en Bourguignon-morvandiau, Borgogne en Arpitan) est une région historique et administrative du Nord de la France qui regroupe quatre départements : l'Yonne (89), la Côte-d'Or (21), la Nièvre (58) et la Saône-et-Loire (71).

La région doit son nom à la peuplade des Burgondes, originaires de l'île de Bornholm située dans la Baltique, qui créèrent le royaume de Burgondie qui devint royaume de Bourgogne puis des Deux-Bourgogne à l'époque carolingienne. Par la suite on distinguera le comté de Bourgogne (ou Franche-Comté de Bourgogne), qui correspond à l'actuelle Franche-Comté du duché de Bourgogne qui correspond à peu près à la Région Bourgogne actuelle.

Ses habitants sont appelés les Bourguignons et les Bourguignonnes.

 

 

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Philippe le Bon portant le collier de l'Ordre de la Toison d'or.

 

 

La Bourgogne doit son nom à la peuplade des Burgondes qui créèrent le royaume de Burgondie. Ce dernier devint royaume de Bourgogne puis des Deux-Bourgogne à l'époque carolingienne. Au Moyen Âge, il convient de distinguer le comté de Bourgogne du duché de Bourgogne. Le premier (maintenant la Franche-Comté) était terre d'empire, le second constitué des comtés de Mâcon, Chalon, Sens, Auxerre, Tonnerre, Nevers, Autun appartenait au royaume de France.

Aussi, les ducs de Bourgogne étaient vassaux du roi de France pour le duché de Bourgogne, l'Artois et la Flandre, et vassaux de l'Empereur pour le comté de Bourgogne, la Gueldre, le Hainaut, le Brabant et d'autres terres.

 

Le drapeau actuel de la Bourgogne vient de l'ancien blason des ducs de Bourgogne. Ce drapeau est constitué des anciennes armes de Bourgogne (Bourgogne ancien) auquel le duc Philippe le Hardi a ajouté les armes de Touraine en 1361.

 

Géographie :

 

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Panorama du Morvan à Château-Chinon

La Bourgogne historique, ancien royaume européen, fut partagée par les grandes puissances en deux Bourgognes :

·     Le Duché de Bourgogne

·     Le Comté de Bourgogne

Le Comté de Bourgogne ou Franche-Comté de Bourgogne (qui signifie "Comté libre de Bourgogne"), constitue la majeure partie de la Franche-Comté actuelle. Le Duché de Bourgogne correspond lui à peu près à l'actuelle région Bourgogne moins la Nièvre.

La région Bourgogne se situe dans le centre-est de la France. Elle est limitrophe de la Franche-Comté à l'est, de Rhône-Alpes au sud-est, de l'Auvergne au sud-ouest, du Centre à l'ouest, de la Champagne-Ardenne au nord et de l'Île-de-France au nord-ouest.

 

Au nord

La basse Bourgogne est une région de plaines sédimentaires : elle englobe le Sénonais agricole et le pays d'Othe forestier, qui domine les vallées de l'Yonne et de l'Armançon.

 

 

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Auxerre

 

À l'est

Les pays de la Saône correspondent à des plaines d'effondrement couvertes de grasses prairies et de champs (blé, maïs, oléoprotéagineux, maraîchage).

Au centre

Les plateaux bourguignons, calcaires, s'inclinent doucement vers le nord-ouest, mais s'abaissent brusquement vers le sud-est. Ils comprennent l'Auxerrois, plate-forme rocailleuse où s'est établie la vigne (Chablis), le Tonnerrois, d'altitude plus basse, le Châtillonais, pays pauvre où l'agriculture connaît des difficultés, le carrefour dijonnais et la Côte-d'Or, dernier escarpement abrupt de la "Montagne", qui porte l'un des vignobles les plus fameux de France.
Le Morvan, massif ancien forestier, est entouré de plaines argileuses où l'on pratique l'élevage, incisé par la dépression houillère de la Dheune-Bourbince.

Au sud

Le Mâconnais, pays de polyculture, d'élevage et de vignoble, s'appuie sur les premiers contreforts du Massif central.

 

Économie :

 

L'agriculture bourguignonne est dynamique, puissante et très spécialisée : céréales (blé et orge dans l'Yonne et la Côte-d'Or), oléagineux, élevage bovin (Charolais, Morvan, Nivernais), viticulture (Côtes de Beaune, Nuits, Hautes-Côtes, Côte Chalonnaise, Mâconnais, Beaujolais).

Article détaillé : Vignoble de Bourgogne.

L'industrie, qui s'est développée dès le XIXe siècle (charbon de Montceau-les-Mines, sidérurgie du Creusot, mines de La Machine), a connu un nouvel essor après 1945, particulièrement dans la vallée de la Saône (Mâcon, Chalon-sur-Saône), à Dijon et dans l'Yonne, mais n'a pas été épargnée par la crise. Parmi les entreprises internationales implantées en Bourgogne peuvent être citées Amora Maille (groupe Unilever), dont les usines d'Appoigny (Yonne) et de Dijon (Côte-d'Or) ont fermé fin août 2009, les laboratoires pharmaceutiques URGO à Dijon, l'usine Fulmen, plus gros employeur d'Auxerre (usine fermée), les Laboratoires Vendôme (Le petit Marseillais...) à Quetigny (Agglomération du Grand Dijon) et l'usine historique du groupe SEB à Selongey.

En revanche, le nord de la région, pauvre en grandes entreprises, a profité de l'installation d'industries moins lourdes, plus diversifiées : parachimie, industrie pharmaceutique, électronique, plasturgie, papeterie, industries mécaniques et automobiles, agroalimentaire.

Enfin, le tourisme avec la gastronomie, l'histoire, la culture et le tourisme vert avec les nombreuses bases de loisirs aventure implantées dans les villages de la vallée de l'Armançon et du parc naturel régional du Morvan fournissent à la région ses plus grosses ressources complémentaires.

Le commerce et les services tiennent une place importante en Bourgogne (Avallon est le siège du groupe de distribution Schiever). À titre d'exemple, Dijon est classée ville où les entreprises sont les plus compétitives de France. De plus, de grandes sociétés internationales implantent leur magasin en Bourgogne (telle Ikea à Dijon en 2005).

Depuis 2005, la Bourgogne affiche la présence de deux pôles de compétitivité : le Pôle Nucléaire Bourgogne et Vitagora Goût-Nutrition-Santé (agroalimentaire).

 

 

 

 

 

 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 21:05

L'Italie : (Wikipédia)

 

L’Italie (en italien Italia), officiellement la République italienne (Repubblica Italiana), est un pays d’Europe du Sud correspondant physiquement à une partie continentale et à une partie péninsulaire située au centre de la mer Méditerranée ainsi qu'aux deux plus grandes îles de cette mer, la Sicile et la Sardaigne. Elle est rattachée au reste du continent par le massif des Alpes.

L’apport de l’Italie à la civilisation occidentale est immense : elle est notamment le berceau de l’Empire romain et de la Renaissance. Existant en tant qu’État depuis son unification (1861), l'Italie est une République depuis l'abolition par référendum de la monarchie italienne en 1946. Elle est aujourd’hui une démocratie parlementaire, membre fondateur de l’Union européenne (UE). L’Italie reste un acteur majeur de la scène internationale, forte de ses soixante millions d’habitants, de la force de son économie car elle est la huitième puissance économique mondiale et de son rôle au sein de nombreuses organisations internationales (Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), UE, G8, Organisation de coopération et de développement économiques(OCDE)).

 

Étymologie

La plus ancienne inscription qui porte le mot Italie sous la forme ITALIA apparaît pour la première fois sur une monnaie datant du ier siècle av. J.-C., retrouvée à Corfinio dans les Abruzzes, l'ancienne Corfinium, capitale de la Confédération italique. Elle avait été frappée par la confédération des peuples italiques en guerre contre Rome pour obtenir la citoyenneté romaine (Guerre Sociale).

Le terme même d’Italia évolue pendant l'antiquité. Pour les Grecs, il s'agissait seulement du royaume voisin d'Italos. Une origine populaire rapproche l'étymologie à un épisode de la mythologie grecque des travaux d'Héraclès. En effet, après avoir volé les 115 bœufs de Géryon, le héros mena le troupeau le long des côtes italiennes, lorsqu'un taureau s'échappa jusqu'en Sicile. Héraclès l'y retrouva et appela le pays Italia (deitalos qui en dialecte grec local signifiait « taureau »). Une autre version grecque emploie les termes Ouitalia et Ouitalios, en les rapprochant du grec étalon(anciennement Wetalon) signifiant : « veau ».

Une autre étymologie est proposée, sur le rapprochement de it- et de aithô, en grec : ce verbe signifie « brûler », et on le retrouverait dans le radical du nom du volcan Etna. Sa présence serait justifiée du fait que, « Italie » étant un nom donné par les Grecs, venant de l'est, ils voient le soleil couchant rougeoyer et brûler l'horizon à l'endroit de la péninsule. On trouve le terme aithalia également utilisé à l'époque antique pour les îles de Lemnos (sans doute du fait de son activité métallurgique) et d'Elbe, pour la même raison qu'« Italie ». Son usage pour l'Etna ou Aithna est transparent. Le nom d’aithaliaaurait été donné en premier lieu aux côtes sud de la Botte, là où les Grecs ont accosté en premier, sur le continent.

L'Italie avant et pendant Rome

Avant le développement de Rome, l'Italie était composée de plusieurs cultures et civilisations, pour la plupart indo-européennes (Italiotes ou italiques), sur un substrat ligure du Néolithique. Sur ces cultures qualifiées d'autochtones, empiétaient :

Sous la République romaine, la limite nord de l'Italie s'arrête à la Gaule cisalpine, au niveau des fleuves Aesis - puis en -59 le Rubicon - et Magra. En -42, la Cisalpine est réunie à l'Italie qui s'arrête désormais aux Alpes. Cette dernière limite est fixée au trophée des Alpesmais est ensuite déplacée. Rome attribue la citoyenneté romaine à l'ensemble des Italiens dès -88, elle ne l'étend à tout l'Empire que trois siècles plus tard (édit de Caracalla, 211-212)

Rome et son empire

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Romulus et Rémus nourris par la louve, mythe fondateur de la civilisation romaine.

À l'origine la louve était représentée seule, c'est seulement lors de la renaissance que les jumeaux Rémus et Romulus ont été ajoutés

La fondation de Rome est due, selon la légende, à Romulus et Rémus au milieu du viiie siècle av. J.-C.. La civilisation de Rome connut une première phase d'expansion sous le gouvernement des rois de Rome, qui sont également les fondateurs symboliques de nombreuses institutions romaines. L'unification de la péninsule est conduite à l'époque de la République. Après la victoire de Rome contre Carthage lors de la première Guerre punique, les principales îles de la Méditerranée occidentale passèrent également sous le contrôle de Rome. Les deuxième et troisième guerres puniques lui assurèrent le contrôle de tout le pourtour du bassin occidental de la Méditerranée.

Au ier siècle, Rome dominait tout le bassin méditerranéen, mais après la mort de Jules César, le 15 mars 44, la république sombra dans la guerre civile. Son successeur Octave (futur empereur Auguste) après avoir vaincu Marc-Antoine et la reine Cléopâtre en Égypte changera la République de Rome en Empire et mettra fin ainsi à de longues années d'instabilités politiques. Le gouvernement des territoires contrôlés par Rome se caractérisa par le respect des cultures locales et par le développement économique, favorisé par la réalisation de grandes infrastructures.

L'empire était composé de l'Italie (métropole de l'empire) et des provinces romaines (territoires situés à l'extérieur de la péninsule). Juridiquement le territoire de l'Italie était assimilé à celui de la ville de Rome, ses habitants libres étaient tous citoyens romains grâce au droit du sol (jus soli). Les citoyens romains pouvaient servir dans les légions mais avaient aussi beaucoup de privilèges sociaux par rapport aux non-citoyens. Le programme politique des empereurs était d'intégrer de plus en plus les provinces à la civilisation romaine, ceci, au fil des siècles, a eu comme conséquence une perte progressive de l'hégémonie de l'Italie sur les provinces. Au IIIe et ive siècle l'Empire romain se transforme, de facto, d'un empire colonial à un empire universel où tous les hommes libres étaient citoyens d'une même nation. À cette époque les légionnaires sont principalement recrutés parmi les citoyens romains issus des provinces, notamment d'Illyrie et de Thrace. En mars 2934, la première Tétrarchie est officiellement mise en place, l'empire est donc divisé en deux pour être mieux gouverné (Empire romain d'Occident et Empire romain d'Orient ou Empire byzantin). Milan devient la capitale de l'Empire romain d'Occident.

En 313 l'empereur Constantin promulgue l'Édit de Milan qui met fin aux persécutions contre les chrétiens et garantit à tous les citoyens la liberté de culte. Le Christianisme se propage en Italie surtout à partir de la ville de Rome, cité cosmopolite dans laquelle vivaient de nombreux immigrés originaires des provinces d'orient, où le christianisme était plus répandu. L'église romaine récupère un certain nombre de traditions païennes et les assimile dans sa liturgie. Les cultes polythéistes sont ainsi transformés en vénération des saints et de la Vierge Marie. Par exemple, beaucoup de temples dédiés à Vénus se transforment en églises consacrées à la mère de Jésus et dans les petites villes les cérémonies dédiées à un un dieu protecteur deviennent des fêtes patronales en l'honneur d'un saint que l'imaginaire populaire associe au dieu précédent: protecteur des malades, de l'agriculture, de la chasse, des soldats, des marins etc... Par cette politique l'église romaine arrive à mieux faire accepter aux italiens, très attachés à leurs traditions, le passage au christianisme, le même processus aura lieu dans les provinces. En 380 l'empereur Théodose élève le christianisme au rang de religion d'état.

Au ve siècle, la ville de Ravenne (nord-est de l'Italie) devient capitale de l'empire d'occident, elle sera la dernière. A cette époque, l’empire fut confronté à une longue série d'invasions barbares : les Wisigoths, les Huns les Ostrogoths les Vandales les Francs. Sous le coup de ces invasions, l'Empire romain d'Occident s'effondra rapidement. Les barbares qui avaient été accueillis en tant que fédérés à l'intérieur des limes, forment des royaumes qui sont de plus en plus autonomes par rapport au pouvoir impérial. En 476 Odoacre, un patricien d'origine germanique, renonce à assumer le titre d'empereur et à gouverner les provinces, il s'autoproclame simplement roi d'Italie, cette date marque la fin de l'Empire romain d'Occident. L'Empire romain d’Orient, résistera encore un millénaire.

Vers l'unification

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Les États italiens en 1843

Du xive au xviiie siècle, c'est la Renaissance en Italie avec des artistes tels que Michel-Ange ouRaphaël, et des scientifiques comme Galilée qui font littéralement « renaître » l'art et la science, d'abord dans la péninsule puis dans l'Europe tout entière. À l'époque de Léonard de Vinci, l'Italie reste très morcelée sur le plan politique. Elle est constituée d'une mosaïque de principautés (duchés, cités-États, …). Les princes italiens organisent chacun leur propre cour et se livrent souvent à des guerres sanglantes avec de multiples interventions extérieures, notamment de la France et de l'Espagne (guerres d'Italie). Les guerres incessantes du xvie siècle dues aux ingérences des grands états européens ainsi que la montée en puissance de l'Autriche et des principautés allemandes expliquent en partie le déclin des principautés italiennes du xviie au xixe siècle.

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Façade de la cathédrale de Sienne

Les campagnes napoléoniennes ont pour conséquence de bouleverser l'ordre établi. Le souhait d'unifier la péninsule s'appuie alors sur le Risorgimento, aboutissant à la proclamation du Royaume d'Italie, à partir du royaume de Sardaigne, sous l'impulsion du roi Victor-Emmanuel II de Savoie, complétée en 1870 par l'annexion de Rome qui devient la capitale du royaume unifié.

Après les campagnes napoléoniennes, des poussées nationalistes appuyées par la Savoie, qui voient là une occasion d'agrandir le Royaume de Sardaigne, conduisent à une série de guerres d’indépendance contre l'Empire Austro-Hongrois, deux d'entre elles avec l'appui extérieur de laFrance. Les grands protagonistes du Risorgimento sont Victor-Emmanuel II de Savoie, Giuseppe Garibaldi, Giuseppe Mazzini et Camillo Benso, comte de Cavour.

Suite à la seconde guerre d'indépendance, qui, avec l'expédition des Mille au sud et la descente subséquente des Piémontais du nord, réussit à unifier, sous la bannière des états de Savoie, une grande partie de la péninsule (à l'exclusion de Rome et de Venise) et à provoquer la proclamation du royaume d'Italie en 1861, ayant comme capitale Turin, puis Florence à partir de1865.

En 1866, Venise est annexée au royaume d'Italie, suivie par Rome, en 1870. Ceci provoque le début d'une fracture entre l'État italien et l'Église qui durera jusqu'aux Accords du Latran, en 1929. La forme de gouvernement proclamée est celle d'une monarchie constitutionnelle, avec un parlement élu au suffrage restreint. Rome devient officiellement capitale de l'Italie en 1870.

En même temps, dans le Nord de la péninsule, se développe une puissante industrialisation liée aux capitaux d'une agriculture modernisée dans la plaine du Pô, les ressources hydroélectriques des Alpes et la délocalisations des industries du sud notamment textile vers le nord. Cette industrialisation se concentre essentiellement sur le « Triangle d'Or », Turin, Milan et Gênes. Le Sud reste dominé par la production agricole mais aussi par des structures agraires quasi féodales : c'est le système des latifundia, grandes exploitations aux propriétaires absentéistes et routiniers, aux ouvriers agricoles sous-payés et des microfundia, minuscules propriétés destinées principalement à l'auto-consommation. Cette situation économique conduit au développement du brigantaggio (it), mouvement insurrectionnel politique et social de l'Italie méridionale, violemment réprimé et donnera naissance au début de l'immigrationméridionale.

De la Première à la Seconde Guerre mondiale

  • Première Guerre mondiale, 1914-1918 : bien que faisant théoriquement partie de la triple Alliance, l'Italie reste neutre au début de la guerre, et finit même par s'allier à la Triple-Entente. Le 24 mai 1915 l'Italie déclara guerre à l'Autriche-Hongrie. La guerre s'avéra plus difficile que prévu et les armées autrichiennes et italiennes ne parvenaient pas à prévaloir l'une sur l'autre. En 1917, après la défaite russe, les Allemands concentrèrent 7 divisions sur le front italien pour aider leurs alliés autrichiens. Dans la bataille qui suivit àCaporetto les Italiens subirent une très grave défaite et reculèrent de plus de 100 km sur la ligne du Piave. En 1918, s'engagea laBataille du Piave au cours de laquelle les Autrichiens ont essayé sans succès de briser la résistance italienne. Le 24 octobre, l'armée italienne lance une offensive victorieuse à Vittorio Veneto et contraint l'Autriche-Hongrie à la capitulation. L'armistice sera signé le 4 novembre à Villa Giusti dans le nord de l'Italie. Par le traité de Versailles, les frontières italiennes furent rectifiées en sa faveur. Toutefois l'Italie n'obtint pas tous les territoires qu'elle revendiquait (irrédentisme), et le thème de la « victoire mutilée » favorisa l'agitation nationaliste et l'ascension de Mussolini.
  • Benito Mussolini était dans les années 1900 un jeune militant socialiste proche du syndicalisme révolutionnaire, un groupe qui ne croyait pas au parlementarisme bourgeois et était favorable à une révolution violente. Toutefois lors de l'entrée en guerre de l'Italie en 1915, Mussolini avait mûri également un fort penchant nationaliste. Il estimait notamment que la guerre était anti-capitaliste car elle exaltait la valeur des masses paysannes et ouvrières au combat. Il estime toutefois qu'une révolution socialiste ne peut se réaliser qu'à travers la collaboration de toutes les classes, populaires et bourgeoises, pour le salut de la nation. Il est donc contraire à la lutte des classes. De 1919 à 1922, l'Italie est secouée par une grave crise sociale, économique et politique. Mussolini l'exploite en brisant les grèves et les syndicats par la violence : il se fait ainsi connaître et bien voir par les milieux d'affaires et le patronat (Confindustria etConfagricoltura). Il utilise pour cela des squadre (escouades), sortes de milices, issues en grande partie des rangs des arditi (venant des troupes d'élite démobilisées en 1918) nationalistes, dont l'uniforme est la chemise noire — qui deviendra un des symboles dufascisme. Après la marche sur Rome en octobre 1922, le roi d'Italie, Victor-Emmanuel III, lui confie le gouvernement. En 1924 le parti fasciste remporte les élections législatives. Le député socialiste Matteotti dénonce les violences et les intimidations dont sont victimes les opposants politiques. Il sera assassiné quelques jours plus tard. Jouant habilement de mansuétude et de menaces, Mussolini installe progressivement l'appareil fasciste dans le pays. Son alliance militaire avec l'Allemagne nazie provoquera l'entrée de l'Italie dans la guerre aux côtés des forces de l'Axe.
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L'Empire colonial Italien en 1940
  • Mussolini déclare la guerre à l'Angleterre et à la France le 10 juin 1940 à la veille de l'entrée des allemands dans Paris. Lors de la signature du Pacte d'Acier en 1939 avec l'Allemagne, l'Italie avait estimé de ne pas pouvoir participer à une guerre de vaste ampleur avant l'année 1943, à cause de l'usure et de la vétusté de son armement. Les victoires éclair des allemands poussèrent Mussolini à entrer en guerre dès 1940 dans l'espoir que celle-ci ne dure que quelques mois.

Les capacités industrielles de l'Italie à cette époque étaient très limitées et, contrairement à la première guerre mondiale combattue sur un seul front, l'armée italienne était forcée de s'engager sur quatre fronts différents : en Libye, en Afrique orientale, dans les Balkans et en Russie. Les Italiens subissent plusieurs graves défaites et sont de plus en plus dépendants de leurs alliés allemands. Après la défaite de El Alamein (novembre 1942), Italiens et Allemands sont forcés d'abandonner l'Afrique. De plus, les armées du IIIe Reich subissant une grave défaite à Stalingrad en janvier 1943, l'armée italienne de Russie se désagrège dans une déroute catastrophique.

  • Le 10 juillet 1943, les Alliés débarquent en Sicile puis pénètrent dans le sud de l'Italie; Mussolini est renversé puis emprisonné, sur ordre du roi. Le dictateur est délivré par un commando allemand (12 septembre). Alors que ceux-ci se transforment d'alliés en occupants, Il Duce installe sous l'ordre d'Hitler une République sociale italienne (appelée aussi République de Salò) dans le nord du pays. Le maréchal Pietro Badoglio signe la capitulation le (8 septembre 1943) tandis que l'Italie du sud poursuit la guerre du côté des Alliés. S'engage une guerre civile avec l'Italie du nord (fasciste) de Mussolini soutenue par les allemands. L'Italie devient alors un vaste champ de bataille où s'affrontent plusieurs armées étrangères. Le 28 avril 1945, tentant de fuir vers la Suisse, Mussolini est exécuté (puis pendu) par des partisans communistes.
  • En juin 1946, un référendum serré met fin à la royauté, la République italienne est proclamée et la famille royale est exilée.
  • Époque contemporaine

    L'Italie s'installe alors dans un régime démocratique, dominé par la démocratie chrétienne et des partis laïques antifascistes, qui favorise, malgré de fréquentes crises ministérielles, à la fois la reconnaissance internationale, l'intégration européenne et un développement économique sans précédents (le miracle économique). Un parti communiste italien de plus en plus fort, et relativement modéré, empêche toute alternance électorale jusqu'en 1976, moment du compromis historique mais aussi des années de plomb, marquées par leterrorisme d'extrême droite et d'extrême gauche. Peu à peu, la démocratie chrétienne, tout en restant incontournable, laisse une partie du pouvoir à des partis moins importants comme le parti républicain italien ou le parti socialiste italien. Des réformes sociales majeures sont adoptées après référendum (le divorce, l'avortement) ou après le vote de lois (Psichiatria democratica). Un climat affairiste, de plus en plus corrompu, s'installe, ce qui provoque l'opération judiciaire dite Mani pulite (Mains propres). Il s'en suit une réorganisation politique massive qui voit l'explosion des 2 grandes forces politiques (la démocratie chrétienne et le parti communiste) en une myriade de partis, changement accentué le référendum de 1993 et l'adoption en 1994 de la loi électorale dite Mattarellum, posant les bases d'un système électoral mixte. Ces changements provoquent la descente politique de Silvio Berlusconi dont les affaires avaient bénéficié du gouvernement de Bettino Craxi. S'il est rapidement lâché par ses alliés (comme la Ligue du Nord), il n'en revient pas moins au pouvoir en2001 avec une victoire électorale écrasante, après un intermède, dominé par le centre-gauche, incapable de faire aboutir une réformeconstitutionnelle majeure. Ce gouvernement Silvio Berlusconi II est jusqu'à présent le plus long de toute l'histoire républicaine.

    Du 6 au 10 novembre 2002 se déroule à Florence, le 1er Forum social européen, à la suite des violents affrontements du G8 à Gênes.

    En 2006, la gauche, menée par Romano Prodi, revient au pouvoir suite à une courte victoire aux élections législatives. En août 2006,Ehud Olmert demande à Romano Prodi que l'Italie prenne la direction de la Finul renforcée après le conflit israélo-libanais, ce qui fut le cas en février 2007.

 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 20:36

 

 

Notre généalogie est Normande, en grande majorité elle se situe dans l'Eure, 30 km autour d'Evreux. A partir du 19 ème et du 20 ème siècle, des Bourguignons, des Italiens et des Prussiens, entre dans notre arbre.

 

Un peu d'histoire sur les origines de nos ancêtres.

 

La Prusse : (Wikipédia)

  

Aujourd'hui divisée entre plusieurs pays, la Prusse (en allemand : Preußen) était un territoire allemand de l'Est de l'Europe qui, de 1701 à1918, constitua le noyau d'un royaume qui pesa sur l'histoire du continent, avant de devenir, de 1918 à 1947, une partie de la nouvelle Allemagne. Mirabeau disait que la Prusse évoque le souvenir d'un État fortement militarisé : « La Prusse n’est pas un État qui possède une armée, c’est une armée qui a conquis une nation ».

 

Le nom de Prusse fut attribué au cours de l'Histoire à plusieurs entités politiques et administratives, parfois concurrentes entre elles :

L'État monastique des chevaliers teutoniques (1224 - 1525)

Enluminure vers 1300

La Prusse est à l'origine un territoire aux confins de l'actuelle Pologne et de la Russie, dont le nom vient d'une déformation du nom du peuple balte autochtone, les Borusses. Sa colonisation est due aux Chevaliers Teutoniques qui la disputèrent bientôt aux Polonais et son territoire fut dès lors peuplé d'Allemands.

La Prusse royale (1466 – 1772)

Parallèlement, en 1415, l’électeur de Brandebourg, l'empereur Sigismond Ier, issu de la Maison de Luxembourg, endetté vis-à-vis d’un représentant de la famille des Hohenzollern, petits burgraves du sud de l’Allemagne, donne alors à Frédéric de Hohenzollern l’électorat et la marche de Brandebourg. Frédéric Ier est donc nommé gouverneur de la marche du Brandebourg et est investi électeur par leconcile de Constance.

Finalement, par le traité de Thorn signé en 1466, l'Ordre teutonique cède la partie est de laPoméranie orientale au Royaume de Pologne qui devient alors la Prusse royale et restera polonaise durant trois siècles.

Le duché de Prusse (1525 – 1701) 

En 1525, le grand maître de l'Ordre teutonique, Albert de Brandebourg-Ansbach, de la famille souabe des Hohenzollern, adopte leluthéranisme et transforme la Prusse orientale, possession de l'Ordre, en duché héréditaire et vassal du royaume de Pologne lors dutraité de Cracovie du 8 avril 1525. Cet État devait rester aux Hohenzollern durant quatre siècles, jusqu’en 1918.

Le Brandebourg-Prusse (1618 – 1701) 

En 1618, Jean Sigismond de Hohenzollern, électeur de Brandebourg, descendant direct de Frédéric Ier de Brandebourg, hérite du duché de Prusse, à la mort de son beau-père Albert Frédéric de Prusse, le dernier duc décède alors sans héritier mâle survivant. Cette union personnelle entre la marche de Brandebourg et le duché de Prusse durera quatre-vingt trois ans et sera à l'origine de création duRoyaume de Prusse.

Le royaume de Prusse (1701-1918)

La Prusse et l'Europe centrale en 1838
Frédéric le Grand (1712-1786)

En 1688, Frédéric III devient prince-électeur de Brandebourg, son ambition est de se faire couronner roi de Prusse. Il obtient satisfaction en 1701, sous le nom de Frédéric Ieravec le titre de « roi "en" Prusse » (bien que la Prusse ne fasse pas partie du Saint-Empire Romain Germanique), mais les Hohenzollern balaient bien vite cette nuance pour se faire appeler « rois de Prusse ». Désormais, toutes les possessions des Hohenzollern sont réunies au sein du royaume. Le terme de Prusse désignera alors des territoires qui ne font pas partie de la « Prusse originelle ».

Sous le règne de Frédéric II de 1740 à 1774, le royaume prussien devient une grande puissance politique et militaire, accroissant considérablement son territoire par l'acquisition notamment de la Silésie (en 1742) et Prusse polonaise (correspondant plus tard à la province de Prusse-Occidentale), lors du 1er partage de la Pologne en 1772.

À la fin du xviiie siècle, le territoire prussien s'agrandira encore vers l'est lors des 2e et 3e partages de Pologne en 1791 et 1795.

Durant les guerres napoléoniennes, le royaume de Prusse sera l'un des plus ardents adversaires de l'Empire français. À ce titre, il sera l'un des principaux bénéficiaires du Congrès de Vienne en acquérant pratiquement toute la Rhénanie et la Westphalie, formant ainsi une Rhénanie prussienne (ou Prusse rhénane).

Le puissant royaume prendra vite l'ascendant sur les États du nord de la Confédération germanique avec lesquels il constituera une Zollverein (Union douanière) en 1834.

La guerre des Duchés contre le Danemark, permet au roi Guillaume Ier, sous l'impulsion de son Premier ministre Otto von Bismarck, de s'emparer du duché de Schleswig en 1864. Puis, après la bataille de Sadowa et l'éviction de l'empire d'Autriche en 1866, la Prusse prend la tête de la confédération de l'Allemagne du Nord et obtient le duché de Holstein.

La Guerre contre la France permettra au Royaume et à ses alliés allemands de parfaire l'Unité allemande en fondant en 1871 l'Empire allemand (2ème Reich, le 1er - Saint-Empire Romain Germanique, ayant été dissous en 1806 par François II sous la pression de Napoléon, lorsque l'empereur du Saint-Empire renonça à la couronne d'Allemagne pour n'être plus qu'empereur d'Autriche), dans lequel le Royaume de Prusse tient une part prédominante, puisque son souverain Guillaume Ier en devient l'empereur.

On désigne alors par Prusse deux provinces du royaume : celle de Prusse-Occidentale et celle de Prusse-Orientale, qui pendant un temps ne formera qu'une seule Province de Prusse.

La défaite allemande en 1918 à la fin de la Première Guerre mondiale et l'explosion révolutionnaire dans les grands centres urbains balaient l’Empire et la dynastie des Hohenzollern : Guillaume II, petit-fils et successeur de Guillaume Ier abdique en novembre 1918.

État libre de Prusse (1918-1947)

Dans ce contexte de crise politique et économique, l’Allemagne se constitue en une république (la République de Weimar) dont la Prusse n'est plus qu'un simple Land : l'État libre de Prusse (Freistaat Preußen). Malgré les amputations territoriales que l'Allemagne devra subir au traité de Versailles et qui toucheront essentiellement le territoire de l'ancien « Royaume de Prusse », la Prusse reste le plus grand des dix-sept länder allemands de l'époque.

Son Landtag demeure longtemps socialiste, ce qui retarde l'arrivée des nazis au pouvoir, mais aux élections de 1932 la Prusse tombe directement sous l'influence du national-socialisme. Avec l'avènement d'Adolf Hitler, en 1933, elle perd ses dernières institutions autonomes et s'intègre au Troisième Reich.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les puissances occupantes décidèrent de la disparition symbolique de ce qu'elles considéraient comme le berceau du militarisme allemand : le 25 février 1947, leurs représentants proclamèrent la dissolution de l'État prussien et expulsèrent tous ses derniers habitants allemands qui n'avaient pas encore fui, pour les remplacer par des Polonais ou des Soviétiques venus de l'est.

 

Published by mac - dans Histoire
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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 19:46

Pendant longtemps, ma grand-mère me parlait souvent qu'elle avait passé le dimanche chez telle ou telle personne, qui était le frère ou la soeur du cousin de la tante...

Voici le départ de mes recherches, car bien entendu, je lui répondais par l'affirmative, lui faisant croire que je connaissais les gens dont elle me parlait, et qui m'étaient totalement inconnus pour la plupart.
Mais au fil du temps, à force de recoupage des prénoms, des noms et des lieux, j'ai fini par cerner à peu près les cents premières personnes, cousins, cousines, oncles et tantes coté paternel, que je côtoyais pour certains, dans la vie de tous les jours sans savoir que nous avions un lien de famille.

Evidemment, la difficulté était grande au démarrage, dix enfants du côté de mes grands-parents paternels et neuf enfants pour mes grands-parents maternels. Aujourd'hui je connais beaucoup de monde du côté de mon père, alors que je n'en connais très peu du côté de ma mère...bizarre !!!

La fréquentation est toujours forte côté Frichot, alors que côté Lemarié les réunions de famille sont plus rares. Le Frichot a la verve haute, héritage Italo-Normand, que le Lemarié est discret, ascendance Normande uniquement. Le Frichot est proche de sa famille, frères, soeurs, cousins toujours chez les uns et les autres, que le Lemarié est plus solitaire, reste chez lui, où je vais parfois lui rendre visite, car rarement il se déplace chez ses neveux et nièces.

Voilà un petit apperçu du travail de démarrage de ma généalogie, car évidemment il ne s'agit ici que du nom de mes
parents, après ça se complique !!!

A ma grand-mère,



Paulette, Blanche, Alfredine, BARBERA "dite Blanchette" 1920 - 2005

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